Uncategorized

Les erreurs à éviter au lancement de sa marque

erreurs éviter lancement marque

Lancer sa marque ne s’improvise pas lorsqu’on est entrepreneur. Petit aperçu des erreurs à éviter au lancement de sa marque et les conseils pour mettre toutes les chances de son côté.

Une des principales erreurs éviter au lancement de sa marque : se tromper sur le choix du statut

Le choix du statut est un des premiers choix à faire lorsqu’on décide de créer sa marque. Souvent perdu parmi les différentes possibilités, il n’est pas rare d’y réfléchir pendant des mois avant de véritablement se décider. Le souci, c’est que passer trop de temps sur ce point signifie retarder le début de son activité.

Le statut, ce n’est pas ce qui va faire que votre activité va fonctionner ou non. Cependant son choix est fondamental dans le sens où un statut non adapté peut vous empêcher de faire évoluer votre entreprise tel que vous le souhaitez.

L’exemple le plus flagrant est celui de la SASU (ou SAS s’il y a plusieurs associés). Ce statut est aujourd’hui le statut par défaut : si vous dites que vous souhaitez créer votre boîte, il y a de très grandes chances qu’on vous conseille de créer une SASU.

En réalité ce statut est assez récent. Il y a quelques années il était encore très peu connu. C’est véritablement le modèle « start-up » qui a rendu tendance ce statut puisque son fonctionnement très libre convient parfaitement à ces nouvelles structures sans cesse en évolution. Une SASU (ou SAS) prévoit une liberté statutaire. Cela s’avère très pratique pour faire rentrer de nouveaux associés, dans le cas par exemple de levées de fonds.

Lorsqu’on ne prévoit pas de créer une start-up, on conseille tout de même souvent la SASU puisqu’elle permet au dirigeant de continuer à percevoir ses indemnités Pôle Emploi tout en dirigeant sa société. Il peut décider de ne pas se rémunérer et de conserver les bénéfices engrangés pour la suite.

Enfin, la SASU présente l’avantage d’être peu onéreuse si on ne se verse pas de salaire puisqu’il n’y a pas de charges sociales à payer dans ce cas. Les choses sont différentes dans le cas de l’EURL, où il faut payer un minimum de charges sociales, même lorsqu’on décide de ne pas verser de salaire.

Pourquoi la SASU n’est pas aussi avantageuse lorsqu’on crée sa boîte ?

La SASU est une forme juridique avantageuse lorsqu’on décide de ne pas se verser de rémunération. Cependant, arrive un moment où il est nécessaire de pouvoir vivre de sa boîte. C’est là que la SASU devient beaucoup moins avantageuse.

D’une part la SASU est parfois choisie au détriment de l’autoentreprise puisqu’en SASU il est possible de conserver ses allocations Pôle Emploi alors qu’en auto-entreprise une partie du chiffre d’affaires sera déduit des allocations. Lorsqu’on ne perçoit plus d’allocations chômage, on se retrouve alors avec un statut disproportionné par rapport à son activité. La SASU n’est en effet pas une forme juridique adaptée à une société qui réalise un chiffre d’affaires modeste.

Si vous êtes en autoentreprise et que vous générez 50 000€ de chiffre d’affaires, vous allez payer vos cotisations sociales (maximum 22.3% du chiffres d’affaires) puis des impôts sur vos revenus (variables selon le type d’imposition). Si vos charges sont peu élevées, vous pouvez espérer tirer des revenus de votre activité.

En revanche, si vous êtes en SASU et que vous générez 50 000€ de chiffre d’affaires, vous pourrez certes déduire vos charges mais vous allez payer 64% de cotisations sociales sur vos salaires. Les revenus que vous pourrez tirer de votre entreprise seront donc ici beaucoup plus faible.

Se rémunérer par le biais de dividendes est-il une bonne solution ?

Les dividendes sont soumis à des cotisations sociales assez faibles en SASU. Elles sont taxées à 15.5%. Se rémunérer sous forme de dividendes peut donc sembler avantageux afin de limiter le coût des cotisations sociales. Cependant, se rémunérer sous forme de dividendes, c’est ne pouvoir prétendre à des indemnités journalières en cas de maladie, ne pouvoir prétendre à une pension en cas d’invalidité et ne pouvoir prétendre à une retraite.

Pour cotiser au titre d’une année de retraite, un président de SAS (ou SASU) doit se verser une rémunération au moins égale à 6 090 € par an ou 507,50 € par mois (hors dividendes).

Ne pas porter une attention assez grande aux marges

Il y a deux choses qui font qu’un business est rentable : les marges et le volume. Si vos marges sont importantes, vous pourrez atteindre la rentabilité avec de faibles volumes. En revanche si vos marges sont faibles, vous ne pourrez atteindre la rentabilité qu’avec des volumes importants.

Lorsqu’on lance sa marque, il n’est pas rare de débuter avec de toutes petites marges. On ne peut proposer de prix trop importants qui risqueraient de dépasser le prix psychologique, on ne bénéficie pas d’économies d’échelle et on souhaite produire des choses de qualité. Dans ces conditions nos marges sont attaquées de toute part.

Des marges faibles, c’est un budget communication disponible plus faible. Or moins de marges nécessite plus de volumes. Et pour faire plus de volumes il faut communiquer… Difficile de vendre des milliers de produits si personne n’est au courant de votre existence. C’est donc un peu le serpent qui se mort la queue.

De plus, de faibles marges ne vous empêche pas uniquement d’investir. Ce phénomène vous empêche aussi de vivre de votre activité. Plus vos marges sont faibles et plus le laps de temps sera long entre le démarrage de votre activité et le moment où vous pourrez vous verser un premier salaire.

Essayer de faire le maximum seul au départ

Faire un maximum seul permet de limiter les coûts et ainsi de rentrer plus rapidement dans vos frais. Si vous pouvez commencer par fabriquer seul vos premiers produits, faites-le. Cela vous évitera d’engager des frais importants en faisant appel à une usine ou un atelier. Cela vous permettra aussi de produire en plus petite quantité et de rester avec du stock dont vous ne saurez que faire.

Même chose pour votre site internet : essayez de le créer seul lorsque le développement est plutôt simple.

Faut-il déléguer ?

On entend souvent qu’il faut déléguer les domaines où on est moins compétent. C’est vrai mais uniquement lorsque l’entreprise commence à grandir. Au départ, il faut savoir se débrouiller et tout faire seul. Créer une entreprise ce n’est pas faire appel aux meilleurs dans chaque domaine et louer des bureaux de 500m². C’est être ingénieux, trouver des solutions aux différents problèmes et essayer de générer un maximum de bénéfices.

Ne pas penser au financement de son activité

Il faut penser au financement avant le démarrage de l’activité. En effet, il est plus simple de solliciter un financement avant le premier euro de chiffre d’affaires qu’après.

Souvent les choses ne se passent pas exactement comme anticipé dans le business plan et venir demander un crédit bancaire parce qu’on a épuisé toute sa trésorerie et que le démarrage est plus compliqué de prévu s’avère quelque peu risqué.

Il faut donc en amont estimer combien vous aurez besoin pour faire face aux premières dépenses et aux premiers investissements, avec des hypothèses en termes d’activité plutôt pessimistes.

Un exemple pour y voir plus clair

Par exemple, si vous lancez votre marque de mode, ne pensez pas que votre première collection sera entièrement vendue. Demandez vous plutôt si vous aurez la capacité de lancer une deuxième collection sachant que vous n’aurez pas entièrement vendu la première. Si la réponse est non, il vous faudra trouver d’autres sources de financement. Si tel n’est pas le cas, vous risquez de très rapidement devoir mettre un terme à votre aventure entrepreneuriale (mis à part si vous produisez au fur et à mesure des commandes).

Tout miser sur les réseaux sociaux

Quand on demande à de jeunes entrepreneurs comment ils comptent se faire connaître, la plupart répondent qu’ils souhaitent miser sur les réseaux sociaux. C’est sans aucun doute l’une des principales erreurs à éviter lors du lancement de sa marque.

En effet penser que les réseaux sociaux seront suffisants pour développer votre marque est très utopique. Si votre communauté est encore modeste, les réseaux sociaux ne suffiront pas pour faire réellement décoller votre entreprise.

Vous pouvez posséder des milliers d’abonnés sur Instagram, ce n’est pas pour cela que vous générerez des ventes.

Ne misez donc pas tout sur les réseaux sociaux. N’oubliez pas que le physique a beaucoup plus d’impact et que présenter votre produit en direct sera plus efficace que n’importe quelle publication sur les réseaux sociaux.

Le prix des réseaux sociaux

Être présent sur les réseaux sociaux s’avère gratuit. Mais augmenter sa visibilité passe souvent par le recours à des publications sponsorisées qui coutent de plus en plus chères. Les réseaux sociaux demandent donc un budget important qu’on ne possède pas toujours lorsqu’on se lance.

Construire une communauté en partant de zéro n’est pas impossible mais demandera énormément de temps. Il faut créer les visuels, répondre aux commentaires, interagir avec d’autres comptes, publier régulièrement des stories, etc. Ce temps peut parfois être utilisé de façon plus profitable.

Ne pas s’interroger dès le départ à la distribution

Une fois le produit défini, le plus compliqué commence. Il faut se demander « comment vais-je m’y prendre pour vendre mon produit ».

Lorsqu’on est encore peu connu et qu’on débute tout juste notre aventure entrepreneuriale, il y a peu de chance d’arriver seul à vendre des milliers de produits. Il faut donc passer par des distributeurs qui sont eux plus connus et qui offriront une visibilité beaucoup plus importante à vos produits.

Démarcher des distributeurs doit donc être une priorité dès le départ. Sans cela il sera presque impossible de se développer. Si vous avez lancé votre marque de cosmétiques bio, faite le tour des magasins proposant des produits bio (qu’ils soient dédiés à la cosmétique ou non) partout en France. Plus vous aurez de points de vente qui proposeront vos produits plus vous aurez de chiffre d’affaires et de visibilité. C’est un cercle vertueux.

Se faire distribuer sous tend de posséder des marges suffisantes. Il est donc primordial de réfléchir au point numéro 2 avant de fixer ses prix. Ces prix sont, la plupart du temps, assez compliqué à modifier par la suite. Il est donc important de les fixer avec attention dès le départ, en se faisant accompagner si besoin.

En résumé pour éviter les erreurs au lancement de sa marque

Lorsque vous avez décidé de lancer votre boîte, afin d’éviter les erreurs au lancement de votre marque :

  • Faite attention au choix de votre statut : Demandez vous si le statut que vous avez choisi vous permettra ou non de vivre de votre activité et s’il est réellement adapté à votre profil. Ne choisissez pas votre statut parce qu’une connaissance vous l’a conseillé.
  • Réfléchissez à vos marges : De trop faibles marges peuvent être un frein important à votre développement.
  • Penser au financement de votre entreprise en amont : Vos prévisions en termes de besoin de financement doivent être le plus proche de la réalité possible afin que vous ne vous retrouviez pas rapidement à cours de trésorerie. En effet, à ce moment, plus personne ne voudra prendre le risque de financer votre projet.
  • Ne misez pas tout sur les réseaux sociaux : Les réseaux sociaux, s’ils permettent d’augmenter la visibilité de sa marque, ne sont clairement pas le moyen le plus sûr de générer du chiffre d’affaires. N’y passez donc pas trop de temps.
  • Pensez dès le départ à la distribution : Si vous êtes seul à distribuer vos produits, le démarrage risque d’être quelque peu laborieux. Questionnez vous donc dès que votre produit est prêt sur la distribution.

Le mot de la fin

J’espère que ces quelques points vous aideront à connaitre les erreurs à éviter au lancement de votre marque. Le but est de réfléchir en amont à tout ce qui pourrait être un frein à votre développement et vous empêcher de faire grandir votre marque tel que vous l’aviez imaginé.

Une réflexion au sujet de « Les erreurs à éviter au lancement de sa marque »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *